<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721</id><updated>2012-02-17T04:08:10.497+01:00</updated><category term='licenciement'/><category term='souffrance au travail'/><category term='écoute'/><category term='décès'/><category term='assistance psychologique'/><category term='psy'/><category term='cellule psychologique'/><category term='agression'/><category term='intervertion post-traumatique'/><category term='debriefing psychologique'/><category term='exclusion'/><category term='numéro vert d&apos;écoute'/><title type='text'>Journal d'un psy de l'urgence</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>15</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-1096717523610763439</id><published>2010-03-18T12:27:00.002+01:00</published><updated>2010-03-18T12:44:10.109+01:00</updated><title type='text'>Intervention post-traumatique : récit 4</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S6IR2Hcsy7I/AAAAAAAAAJU/_E6eywDuMks/s1600-h/d%C3%A9tresse.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S6IR2Hcsy7I/AAAAAAAAAJU/_E6eywDuMks/s400/d%C3%A9tresse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5449938120481754034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Christine, l’infirmière d’une entreprise industrielle m’appelle. &lt;br /&gt;La D.R.H. de son service s’est effondrée. Elle aurait été insultée par le PDG.  Est-il possible que je vienne tout de suite la voir ? &lt;br /&gt;J’ai une disponibilité  l’après-midi. J’accepte de la rencontrer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En arrivant, c’est l’infirmière qui m’accueille. Elle aussi a besoin d’être débriefée et je passe un moment avec elle. Elle me parle de la DRH qui est venue la veille après-midi en larmes se tenant le ventre. La DRH sortait d’une réunion avec son PDG. Il l’avait insulté et lui avait fait très peur en balançant les dossiers contre le mur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Dans quel monde vivons-nous&lt;/span&gt; ?» me dit-elle.  &lt;br /&gt;Sur ces mots la DRH arrive, me salue et m’amène dans un bureau qui n’est pas le sien me dit elle pour garder la confidentialité et ne pas risquer d’être dérangé. &lt;br /&gt;Je m’assois près d’elle. &lt;br /&gt;Elle raconte qu’elle avait rendez vous avec le PDG à 15H hier et que... elle éclate en sanglots me tenant les mains… &lt;br /&gt;Il m’a traité de merde de chien et d’ordure finie. Il n’était pas content parce que je n’avais pas licencié Monsieur Martin sans préavis comme il l’avait exigé. Il a jeté un paquet de dossier contre le mur avec une violence inouïe. Je ne m’attendais pas à ce qui allait se passer. J’ignorais le sujet de notre rencontre. J’accompagne avec douceur ces yeux bruns remplis de larmes qui vacillent. Elle manque de tomber. Elle se retient à moi. &lt;br /&gt;La décision de licencier de cette façon vient du Siège dont elle dépend. Elle n’a pas pu le dire.&lt;br /&gt;Je lui fais comprendre que ce qui est arrivé c’est comme un une lame de couteau qui était entré en elle. &lt;br /&gt;Elle vient petit à petit à parler de son enfance bafouée en se tenant le ventre. Elle était souvent battue injustement par son père.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’entretien dure 2 heures. Elle répète sans cesse les mêmes mots. &lt;br /&gt;Elle est allée voir son médecin hier soir qui lui a conseillé de prendre un somnifère et de voir un psy. Il l’a mis sous antidépresseurs et lui a donné un arrêt de travail de 3 jours. Mais elle n’a pas le temps. Elle bosse de 15 à 20 heures par jour du lundi au vendredi. Comment ferait-elle ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui explique que certains PDG quand ils réussissent sont comme des enfants gâtés. Rien ne leur résiste. Tout est jeu gagnant. J’essaye de lui faire comprendre quel type d’individu elle a en face d’elle et comment elle va devoir, puisqu’elle le veut, lui faire à nouveau face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sort un peu soulagée de notre entretien. Nous avons un autre rendez-vous 2 jours après. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je la revois, c’est encore dans un autre bureau. Elle ne veut pas qu’on la voit avec moi dans son aile d’usine. Le PDG a fait des excuses. Elle n’arrive plus à le regarder en face et avoue avoir vomi à plusieurs reprises. &lt;br /&gt;Cependant elle tiendra. &lt;br /&gt;Elle est seule dans la vie. &lt;br /&gt;Elle n’arrive plus à jouer du piano. Ca la dégoute. &lt;br /&gt;Je lui donne les coordonnées d’un confrère prés de l’usine. &lt;br /&gt;Elle est contente de me voir et me remercie de ma présence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-1096717523610763439?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/1096717523610763439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/03/intervention-post-traumatique-recit-4.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/1096717523610763439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/1096717523610763439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/03/intervention-post-traumatique-recit-4.html' title='Intervention post-traumatique : récit 4'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S6IR2Hcsy7I/AAAAAAAAAJU/_E6eywDuMks/s72-c/d%C3%A9tresse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-428323738942481023</id><published>2010-03-03T09:58:00.006+01:00</published><updated>2010-03-04T09:28:46.826+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='debriefing psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assistance psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='intervertion post-traumatique'/><title type='text'>Intervention post-traumatique : récit 3</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S49u6UEAcWI/AAAAAAAAAJM/G50AQEVIJ4A/s1600-h/tristesse.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 318px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S49u6UEAcWI/AAAAAAAAAJM/G50AQEVIJ4A/s400/tristesse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5444692422611202402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pauline est une femme qui a décidé d'amener sa mère dans une résidence sociale ou elle aura son petit studio de façon à ce qu'elle soit proche d’elle. &lt;br /&gt;Dans cet appartement, elle n'est pas dans une geôle. &lt;br /&gt;C'est une résidence rénovée tout ce qu'il y a de mieux.  &lt;br /&gt;Pauline qui a 4 enfants et un mari habite dans une H.L.M à côté, et comme elle ne peut pas loger sa mère, elle décide de la placer là. &lt;br /&gt;Cette vieille dame s’installe dans ce ce lieu ouvert à la mixité sociale y demeurant depuis deux ans sans aucun problème. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis quelques jeunes arrivent, qui rentrent chez elle, la volent et la tuent. C'est un fait divers sordide repris par la presse locale, et chacun peut imaginer le sentiment de culpabilité de sa fille ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Direction régionale nous demande de voir les salariés concernés par cette histoire et d'aller voir la fille de cette femme connue très appréciée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc rencontré cette femme et je peux dire que c'est un des débriefings les plus difficiles que j'aie eu à faire. Le chagrin de cette femme était colossal. &lt;br /&gt;Une vallée de larmes dans mes bras.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Je l'ai rencontrée trois fois, parce que je revois les gens une seconde fois ou une troisième fois quand je sens que le travail à faire n'est pas fini. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est très subjectif, tout ça, ce que je développe chez mes psys, c'est leur indépendance au niveau de leur ressenti et la capacité d’improvisation due aux êtres et aux situations. C'est un métier où l’on donne beaucoup de soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-dun-lurgence-Jean-Yves-Huvey/dp/2748043359"&gt;Extrait de Journal d'un psy de l'urgence&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-428323738942481023?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/428323738942481023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/03/intervention-post-traumatique-recit-3.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/428323738942481023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/428323738942481023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/03/intervention-post-traumatique-recit-3.html' title='Intervention post-traumatique : récit 3'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S49u6UEAcWI/AAAAAAAAAJM/G50AQEVIJ4A/s72-c/tristesse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-806869758655605118</id><published>2010-01-22T09:54:00.006+01:00</published><updated>2010-03-03T10:00:08.164+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='debriefing psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cellule psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='agression'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='intervertion post-traumatique'/><title type='text'>Intervention post-traumatique : récit 2</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S1lxfcmPpwI/AAAAAAAAAIU/Y7KgVrfrjX8/s1600-h/incendie18.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 241px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S1lxfcmPpwI/AAAAAAAAAIU/Y7KgVrfrjX8/s320/incendie18.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5429495610838329090" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est important d’intervenir rapidement après une agression, l’idéal étant quarante-huit heures. &lt;br /&gt;Pourquoi quarante-huit heures, et jamais immédiatement quand les choses se passent ? Parce qu’il faut que les gens aient une représentation de ce qui leur arrive. &lt;br /&gt;On ne peut faire de débriefing psychologique que lorsque les gens peuvent revoir ce qui s’est passé et le raconter, donc il faut au moins une nuit de passée, même si le sommeil a été difficile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on intervient à chaud, on fait ce qu’on appelle du ‘’ defusing ‘’. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela nous arrive en région parisienne après un incendie dans un foyer, circulant avec notre brassard de psy dans les locaux de « la maison pour tous ». Dans de telles circonstances, les gens sont installés provisoirement dans des salles mises à disposition par la mairie, et ils errent, sous le choc. Qui d’avoir dû sauter par la fenêtre, qui de n’avoir dû son salut qu’aux pompiers. Ces personnes ont vu s’ajouter la perte de leurs maigres biens et de leur logement à leur misère quotidienne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils n’ont pu que sauver leur peau. Du coup ils ont tout perdu alors qu’ils n’avaient déjà pas grand chose ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ces incendies sont le plus souvent provoqués volontairement ou non, comme ces jeunes drogués habitués à allumer des barres d’encens, dont l’un est mort asphyxié et l’autre sérieusement brulé. Pourtant les mesures de sécurité sont extrêmement rigoureuses dans ces foyers et résidences, empêchant la plupart du temps les incendies de se propager. C’est la fumée qui tue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec notre équipe, nous sommes là pour permettre aux gens de s’exprimer à chaud, de faire de la catharsis. &lt;br /&gt;Nous déambulons au milieu d’eux, avec du café, et des bouteilles d’eau, on s’approche des gens qui pleurent, on les prend un peu à part. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce moment, y compris la personne dont l’appartement a brûlé, le contact s’établit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils nous racontent leur histoire, pourquoi ils vivent dans un foyer. Parmi eux, nombre de femmes seules avec un ou plusieurs enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait de &lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-dun-lurgence-Jean-Yves-Huvey/dp/2748043359"&gt;Journal d'un psy de l'urgence&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-806869758655605118?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/806869758655605118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/01/intervention-post-traumatique-recit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/806869758655605118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/806869758655605118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/01/intervention-post-traumatique-recit.html' title='Intervention post-traumatique : récit 2'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S1lxfcmPpwI/AAAAAAAAAIU/Y7KgVrfrjX8/s72-c/incendie18.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-3526816597593142790</id><published>2010-01-11T14:54:00.006+01:00</published><updated>2010-01-11T15:06:18.351+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='décès'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souffrance au travail'/><title type='text'>Le sens, c'est quoi ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S0swFDiNyLI/AAAAAAAAAIE/LjDJCkhPbIk/s1600-h/l-2008-10-13-le-sens-de-la-vie-40x40-gorget.1225390264.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 318px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S0swFDiNyLI/AAAAAAAAAIE/LjDJCkhPbIk/s320/l-2008-10-13-le-sens-de-la-vie-40x40-gorget.1225390264.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425483039504189618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je commence, la plupart du temps, mes entretiens de la même façon : Il était quelle heure, que faisiez-vous quand c’est arrivé ou qu’on vous a informé ?  &lt;br /&gt;Il y a toujours la partie de faire raconter le scénario et ensuite, il y a le retour sur le sens. &lt;br /&gt;Il faut être vrai sur le retour sur le sens. &lt;br /&gt;Le sens, c'est quoi ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos des décès, des départs de la vie, c'est que tout le monde meurt. Les salariés craignent le décès des résidents surtout des plus jeunes. On ne meurt plus à 40 ou 50 ans à notre époque. Ces salariés sont bouleversés à plusieurs niveaux.  Quelque fois, déjà, c’est leur première confrontation avec la mort de quelqu’un. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, compte tenu de la vie misérable des résidents, ils se demandent à quoi ils servent puisqu’ils écoutent et que cela semblent ne pas marcher. Quel est donc leur rôle ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me vient l’histoire de Marc, ce jeune responsable de résidence en Bourgogne, dont l’épouse était enceinte pour la première fois et qui a négocié adroitement pendant 10 minutes avec un résident qui voulait en finir en se jetant par la fenêtre. Il avait fait appeler les pompiers et avait demandé comme dans ces cas là qu’ils viennent sans activation de sirène. L’indication n’a pas pu être prise en compte et au moment ou les pompiers sont arrivés toute sirène hurlante le type s’est jeté et s’est tué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est quoi, pour vous, le but de la vie ? Ce n’est pas une question que l’on se pose chaque matin devant le miroir de la salle de bains. Je pose souvent cette question aux salariés. Je pourrais jouer sans fin à poser cette question qui perturbe chacun. &lt;br /&gt;Le silence est interrogatif. De fait, nous sommes souvent obligés de proposer une réponse, la plus large possible bien sur et la plus consolante aussi. C'est ce que je dis à mes collaborateurs, ce sont des pratiques avancées de psychologues ayant médités sur la vie. Je leur demande de ne pas hésiter à en donner. De bon sens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-3526816597593142790?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/3526816597593142790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/01/cest-quoi-le-sens.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/3526816597593142790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/3526816597593142790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/01/cest-quoi-le-sens.html' title='Le sens, c&apos;est quoi ?'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S0swFDiNyLI/AAAAAAAAAIE/LjDJCkhPbIk/s72-c/l-2008-10-13-le-sens-de-la-vie-40x40-gorget.1225390264.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-4992180436028097589</id><published>2010-01-05T14:44:00.005+01:00</published><updated>2010-01-08T11:48:39.120+01:00</updated><title type='text'>Quand la mort surgit sur le lieu de travail</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S0NE2w62jSI/AAAAAAAAAHs/OIfKyzJqsxw/s1600-h/ombres2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 230px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S0NE2w62jSI/AAAAAAAAAHs/OIfKyzJqsxw/s320/ombres2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5423254083919580450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour chacun d’entre nous, les blessures font partie de nous-mêmes depuis ce premier cri poussé à la face du monde au sortir du ventre de notre mère. S’ensuivront celles liées au travail, aux amours déçues, aux accidents, aux maladies, aux examens, etc. Si « toute épreuve qui ne tue pas nous fortifie » selon Nietzsche, elle n’en laisse pas moins des traces qui pour certains ne s’effacent jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous intervenons souvent par rapport aux décès des résidents. Ainsi on nous a appelés parce qu’une responsable de résidence a ouvert une porte de chambre derrière laquelle un homme d’une cinquantaine d’année était étendu, mort depuis une dizaine de jours. Personne ne s'en était rendu compte. L’odeur a alerté les voisins. &lt;br /&gt;Les résidents disaient qu'il y avait une mauvaise odeur, ajoutant qu’on n'avait pas vu un tel depuis pas mal de temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qui doit ouvrir la porte? Le salarié. Qui va voir ce qui se passe, qui appelle la police, qui va gérer la suite ?  Là, plus que jamais la mort s’intègre à la vie. Ce n’est pas de la philosophie, c’est de la vie courante. C’est pourquoi il est nécessaire de former les salariés à ce type de réalité. Pourquoi ? Parce que dans nos sociétés la mort est sortie de la vie et il est étonnant de la revoir paraitre dans le cadre du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-dun-lurgence-Jean-Yves-Huvey/dp/2748043359"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Extrait de Journal d'un psy de l'urgence aux Editions Société des Ecrivains&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-4992180436028097589?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/4992180436028097589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/01/quand-la-mort-surgit-sur-le-lieu-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/4992180436028097589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/4992180436028097589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/01/quand-la-mort-surgit-sur-le-lieu-de.html' title='Quand la mort surgit sur le lieu de travail'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S0NE2w62jSI/AAAAAAAAAHs/OIfKyzJqsxw/s72-c/ombres2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-2709896324876282677</id><published>2010-01-05T09:50:00.003+01:00</published><updated>2010-03-03T09:59:46.866+01:00</updated><title type='text'>Intervention post-traumatique : récit 1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S0L-FfCik7I/AAAAAAAAAHc/Im1wO4jVl5c/s1600-h/mains+tendues.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 250px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S0L-FfCik7I/AAAAAAAAAHc/Im1wO4jVl5c/s320/mains+tendues.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5423176271492453298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une banque nous demande d'intervenir auprès d'une salariée, victime d’une attaque à main armée deux ans auparavant. On avait arrêté l'agresseur et on lui demandait d'aller témoigner, ce qu'elle se refusait obstinément à faire. S’ensuivit un arrêt de maladie, elle avait peur. L'assistante sociale me précise que cette personne souffrait de troubles assez importants depuis l'agression,  et qu'elle était souvent absente car malade. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a accepté de me recevoir. &lt;br /&gt;Elle souffre de névralgies faciales,  et elle est souvent arrêtée à cause de ces maux de tête. En fait son agresseur lui avait plaqué le visage contre la vitre du sas de la banque pendant l'agression. Sa névralgie venait très probablement de là, cela lui avait glacé le sang. Il fallait qu’elle revive son ressenti douloureux, son choc traumatique. Ce type extrêmement menaçant et violent l'avait choisie parmi les employés, ce qui ajoute encore à l'angoisse ressentie d’avoir été choisi elle. Il y a toujours le pourquoi moi ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a eu très peur ainsi coincée entre les deux portes automatiques du sas, plaquée contre la vitre. Il l’avait prise en otage. Qui plus est, elle m’apprend que son ex-compagnon avait été tué par balle quelques années auparavant, et qu'elle n’a plus du tout confiance en la justice, l'assassin n’ayant été condamné qu'à une peine de dix ans de prison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, elle ne veut surtout pas être confrontée avec son agresseur. Ce type avait menacé, si quelqu'un parlait contre lui, de régler ses comptes. J'ai su par l’assistante sociale qu'elle est allée témoigner finalement, et qu'elle a pu exprimer sa peur. Le Juge, lors de l’audience,  lui a demandé ce qu'elle avait à dire à son agresseur et c'est là qu'elle a exprimé sa peur. J'ai donc pu, grâce à mon travail, la libérer de cette peur qui l'enfermait en elle-même, qui l’empêchait de venir témoigner au procès. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était gagné, elle était revenue dans le monde des vivants !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-2709896324876282677?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/2709896324876282677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/01/intervention-post-traumatique-recit-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/2709896324876282677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/2709896324876282677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2010/01/intervention-post-traumatique-recit-2.html' title='Intervention post-traumatique : récit 1'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/S0L-FfCik7I/AAAAAAAAAHc/Im1wO4jVl5c/s72-c/mains+tendues.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-5176350683400171496</id><published>2009-12-21T11:09:00.003+01:00</published><updated>2009-12-21T11:13:39.313+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souffrance au travail'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='numéro vert d&apos;écoute'/><title type='text'>Souffrance au travail : l'homme est un autre soi-même</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sy9KT87Sl0I/AAAAAAAAAHE/3wYgXKGHBj4/s1600-h/souffrance-au-travail_1536_w560_s.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 180px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sy9KT87Sl0I/AAAAAAAAAHE/3wYgXKGHBj4/s320/souffrance-au-travail_1536_w560_s.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5417630583382775618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’en reviens au chemin qui m’a amené à m’intéresser à la souffrance au travail. Ma première plaquette en 1995, s’intitulait « Souffrance et violence au travail » termes qui alors n’étaient pas dans l’air du temps, mon action visant à mobiliser les acteurs (C.E. et directions) afin qu’ils prennent en compte les risques évidents liés au phénomène de production à tout va de perdants sociaux. Déficit du management ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des gens qui savent et détiennent un pouvoir et d’autres que celui de l’empêcher de s’exercer parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour qu’un numéro vert fonctionne correctement, il faut la prise en compte des deux sphères sociales  et humaines: privée et professionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie privée et la vie professionnelle forment un tout indissociable, l’une influençant l’autre et vice-versa. Le numéro vert mis en place doit franchir la sphère privée sinon c’est très limité. Les C.H.S.C.T  et les C.E. sont là d’une aide essentielle à diffuser ce numéro aux familles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;blockquote&gt;Laurent m’appelle sur le numéro vert. Il a 21 ans. Son père pleure presque chaque soir. Son poste est supprimé. L’agence ferme.  Que doit-il faire ? Il a peur qu’il se suicide comme les types de chez Renault. Il parle un peu avec son père et me le passe. Nous restons ensemble 1 heure 41 exactement. Il craint pour ses garçons. Il en a 3. Lui a 47 ans. Il n’a plus la foi. A quoi cela sert de travailler encore ? 22 ans de boite et la sortie…avec un peu d’argent ou une mutation à 200 kms. Il rappellera 4 fois. Nous aurons à nouveau son fils et son épouse.&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je nous compare souvent (moi et mon équipe) à des maitres-nageurs qui plongent et qui tentent de sauver les gens qui se perdent pied. Nous les ramenons au bord ou si c est trop difficile nous demandons de l’aide d’autres professionnels.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;J’ai le rare privilège de me savoir utile en faisant le métier que j’aime et pour lequel la vie m’a construit. Pour faire ce métier, il faut aimer les gens, avoir une capacité d’accueil hors du commun, savoir que « l’homme est un autre soi-même » à respecter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-dun-lurgence-Jean-Yves-Huvey/dp/2748043359"&gt;Extrait de "Journal d'un psy de l'urgence" aux Editions Sociétés des Ecrivains&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-5176350683400171496?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/5176350683400171496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/12/souffrance-au-travail-lhomme-est-un.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/5176350683400171496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/5176350683400171496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/12/souffrance-au-travail-lhomme-est-un.html' title='Souffrance au travail : l&apos;homme est un autre soi-même'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sy9KT87Sl0I/AAAAAAAAAHE/3wYgXKGHBj4/s72-c/souffrance-au-travail_1536_w560_s.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-6044503028510508037</id><published>2009-12-16T10:00:00.010+01:00</published><updated>2009-12-16T10:43:03.838+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='écoute'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='licenciement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='exclusion'/><title type='text'>GOELAND : l'envol</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SyirlNhgmfI/AAAAAAAAAGA/iyaxO3HeTxY/s1600-h/goeland-ouessant.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SyirlNhgmfI/AAAAAAAAAGA/iyaxO3HeTxY/s320/goeland-ouessant.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415767207686740466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma venue à ce métier est la suite logique des expériences de ma vie et de l’action d’écoute nommée &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GOELAND&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais monté cette permanence d’écoute chez Bull au sein du comité d’entreprise, avec des tracts et un numéro de téléphone où chacun pouvait venir s’exprimer sur son désarroi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai travaillé à ce concept d’action syndicale avec une psychanalyste afin de mieux comprendre ce qui se passait et pouvoir l’écrire et le dire. A l’époque Bull licenciait 1 000 salariés par an. Grâce à cette écoute active certains salariés ont été réintégrés ou ont vécu moins douloureusement l’épisode du licenciement qui est un départ comme la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai naturellement souhaité animé ces groupes de salariés licenciés à l’extérieur de l’entreprise et des associations amies nous ont accueillis gratuitement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai élaboré des conventions liant les salariés licenciés, le C.E et la direction, garantissant un travail d’accompagnement de six mois et plus par des professionnels. Le C .E. payant ce travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mes yeux, il fallait que ce travail bénéficie d’une reconnaissance économique, tout – ou presque - n’existant que par l’économie.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des articles nombreux, accompagnèrent le développement de l’association &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;GOELANDS, Groupe d’Evolution, structure d’écoute et et de soutien&lt;/span&gt;, dont j’étais l’initiateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Parisien parla, ces jours là, d’un couronnement de l’action «Trophée de l’initiative » dans un salon des Comités d’entreprises. &lt;br /&gt;Ma voie semblait tracée dans le syndicalisme même si la C.G.T parlait, dans mon dos, de trahison, posant la question de savoir si j’étais simplement « dans le vent actuel ou dans le vent patronal ? » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;En fait, je trouvais naturel de dénoncer ce qui se passait pour les salariés et de tâcher de jeter un pont entre ceux qui venaient de perdre leur emploi et le monde extérieur. Je me suis trouvé naturellement dans la lutte contre l’exclusion. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-dun-lurgence-Jean-Yves-Huvey/dp/2748043359"&gt;&lt;br /&gt;Extrait de "Journal d'un psy de l'urgence"&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-6044503028510508037?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/6044503028510508037/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/12/goeland-lenvol.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/6044503028510508037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/6044503028510508037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/12/goeland-lenvol.html' title='GOELAND : l&apos;envol'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SyirlNhgmfI/AAAAAAAAAGA/iyaxO3HeTxY/s72-c/goeland-ouessant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-1730027593275534769</id><published>2009-12-02T16:30:00.008+01:00</published><updated>2009-12-09T16:23:47.141+01:00</updated><title type='text'>Petit soldat du feu de l'humaine souffrance</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxaOOqQXYPI/AAAAAAAAACw/KZRE1XapHWk/s1600-h/fond-ecran-25153,pompiers.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxaOOqQXYPI/AAAAAAAAACw/KZRE1XapHWk/s400/fond-ecran-25153,pompiers.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5410668384844472562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens se méfient les uns des autres. Le monde entier est en souffrance. Il suffit d’allumer son poste de télévision pour découvrir avec horreur la litanie quotidienne des spectacles terrifiants que nous offre l'obscénité du monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d'ouvrir son journal pour s'hébéter d’un fait divers encore plus tragique que celui de la veille, il suffit d'aller à l'usine, dans la rue, au bureau... bref, la terre ne tourne pas rond. Nous sommes constamment en situation d'être des victimes, des victimes à ce point constantes qu'on finirait par les croire consentantes… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bombardés de toutes parts par la misère du monde, épuisés par le poids de notre passivité, souvent, de notre impuissance, parfois. Ou le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un nouveau courant en psychologie – la victimologie – invite raisonnablement à aller vers la personne en souffrance. Ce courant prend en compte notre état de mal-être – il s'ancre dans la réalité – et lui offre ses yeux, ses mains, son oreille.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Chacun de mes jours, vous me verrez me déplacer vers nous dans cette relation d’aide, d’écoute, de soutien. Les pompiers n'éteignent pas les incendies tel jour à telle heure dans leurs casernes. Or, le monde brûle, souvent. Petit soldat du feu de l'humaine souffrance, je me rends là où tu travailles, là où tu dors, là où tu agites tes jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-dun-lurgence-Jean-Yves-Huvey/dp/2748043359/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1259768439&amp;sr=8-1"&gt;Extrait de "Journal d'un psy de l'urgence"&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-1730027593275534769?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/1730027593275534769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/12/petit-soldat-du-feu-de-lhumaine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/1730027593275534769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/1730027593275534769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/12/petit-soldat-du-feu-de-lhumaine.html' title='Petit soldat du feu de l&apos;humaine souffrance'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxaOOqQXYPI/AAAAAAAAACw/KZRE1XapHWk/s72-c/fond-ecran-25153,pompiers.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-9123713484144210130</id><published>2009-12-01T10:39:00.007+01:00</published><updated>2009-12-01T10:56:13.252+01:00</updated><title type='text'>Une oreille comme une main tendue</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxTnY-RoqqI/AAAAAAAAACQ/TIwvhB7MbM8/s1600/m-Main_dans_la_main_2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 272px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxTnY-RoqqI/AAAAAAAAACQ/TIwvhB7MbM8/s400/m-Main_dans_la_main_2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5410203468598651554" /&gt;&lt;/a&gt; L'homme que je suis devenu pousse son cri par un heureux hasard, le 29 mai 1952, et son premier cri monte, déjà, vers l'Éternel. D'autres après nous, et avant nous, saisirent cette chance. &lt;br /&gt;Gémir, non d'être en vie, mais pour vivre mieux, et mieux comprendre cette vie, qui nous mène où bon lui semble. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pleurer pour rester parmi les vivants. Implorer de vivre. Supplier Dieu de nous révéler pourquoi il nous a aussi dotés de la parole. Alors, je suis cette longue plainte qui monte... Et j'écris une longue lettre que nous ne refermerons jamais, comme une plaie ouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;13h. Du bruit autour de moi dans la brasserie. Des visages. Des regards. Des rires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Aujourd’hui, je suis psychothérapeute et fondateur-directeur d'un cabinet de psychologie employant une équipe de psychologues cliniciens. J'ai développé depuis plusieurs années un positionnement original d’intervention auprès de chacun d’entre nous. Ceci en Victimologie. &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Cette orientation est directement issue des chemins de ma vie. Je le sais. &lt;br /&gt;Je suis une oreille. Je la tends comme on tend une main secourable. &lt;br /&gt;Après un évènement tragique, elle vient prêter main-forte aux plus démunis. Elle ne dit pas grand-chose, presque rien… Elle entend tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, sans afficher le pire, je viens dire comment on peut survivre heureux, ou presque. Le dire comme un homme, mais aussi comme un spécialiste, comme un homme-thérapeute, un homme qui soigne les maux qu'engendre notre monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avenir de notre société dépend de ces soins de proximité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'attends pas que la misère vienne frapper à la porte. Je m'approche de la douleur de mes semblables, comme on vient au secours de son autre, de son double, de cet étrange et si prochain soi-même. À qui le tour ? Ce que nous oublions trop souvent, c'est que ce prochain sur la liste des vivants en souffrance, ce peut être nous. J'ai exercé ma foi de cette façon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette profession de foi, de ce combat, j'ai fait une profession. C'est mon gagne-pain. Ce n'est pas si facile. Ce culte-là est plus exigeant qu'on ne le croie généralement : il compte bien plus d'appelés que d'élus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-dun-lurgence-Jean-Yves-Huvey/dp/2748043359"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Extrait de "Journal d'un psy de l'urgence"&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-9123713484144210130?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/9123713484144210130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/12/une-oreille-comme-une-main-tendue.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/9123713484144210130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/9123713484144210130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/12/une-oreille-comme-une-main-tendue.html' title='Une oreille comme une main tendue'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxTnY-RoqqI/AAAAAAAAACQ/TIwvhB7MbM8/s72-c/m-Main_dans_la_main_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-7482986374885166022</id><published>2009-11-30T13:32:00.012+01:00</published><updated>2009-12-15T10:59:18.604+01:00</updated><title type='text'>Ombres portées</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxO928WowVI/AAAAAAAAAB4/7XwccFHnvtA/s1600/guin%C3%A9e3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 258px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxO928WowVI/AAAAAAAAAB4/7XwccFHnvtA/s400/guin%C3%A9e3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5409876329013756242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant elle, avant ma mère, j'ai déjà perdu mes grands-parents maternels, lorsque j'avais cinq ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vécu quelque temps avec eux et il me souvient de leur souffle. Ils ont été emportés par un vent de folie, déchiquetés par un monstre de passage à Madagascar. &lt;br /&gt;Cette catastrophe m'a été cachée, elle aussi. Pour protéger l'enfant que j'étais. J’ai appris bien plus tard par mon oncle qu’ils avaient été massacrés au coupe-coupe à Madagascar, leurs corps tronçonnés, décapités. J’imagine la réaction de ma mère quand elle a appris ce drame par un simple télégramme reçu à la Roche-sur-Yon où nous habitions. Elle enracinera sa douleur pour mourir avec eux. Partir, les rejoindre, la vie était impossible ici pour elle, jolie fleur à la peau trop foncée, trop différente de celle des autres femmes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Régions obscures de ma vie que l'adulte que je suis devenu ne cesse de revisiter. Ombres portées du malheur sur la vie des hommes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en vis aujourd'hui. &lt;br /&gt;J'en souffre toujours. &lt;br /&gt;J’en ai fait mon métier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis né en Guinée, deux années environ après ma sœur Anne-Marie. Puis nous sommes retournés à Madagascar. C'est là que j'ai connu mes grands-parents, ce souffle et ces yeux qui vous aiment sans dire un mot, cette tendresse qui portait ma mère quand elle était enfant. Ces deux êtres ont marqué ma vie jusqu’à aujourd’hui. Je leur dois ma mère. Je leur dois ce livre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-dun-lurgence-Jean-Yves-Huvey/dp/2748043359/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1259591969&amp;sr=1-1"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Extrait de "Journal d'un psy de l'urgence" aux Editions Société Des Ecrivains&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-7482986374885166022?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/7482986374885166022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/11/ombres-portees.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/7482986374885166022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/7482986374885166022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/11/ombres-portees.html' title='Ombres portées'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxO928WowVI/AAAAAAAAAB4/7XwccFHnvtA/s72-c/guin%C3%A9e3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-5193196692900518591</id><published>2009-11-30T10:29:00.009+01:00</published><updated>2009-12-15T10:58:06.711+01:00</updated><title type='text'>Moonlight Devil forever</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxOVI1EdnfI/AAAAAAAAABo/v4ReWIEJ4ac/s1600/bien-mal.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 314px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxOVI1EdnfI/AAAAAAAAABo/v4ReWIEJ4ac/s400/bien-mal.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5409831556319387122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rêve de mourir en martyr, comme le Christ.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mes lectures passionnées de la vie de Jésus m’y conduisent. &lt;br /&gt;Je serais missionnaire, torturé par de terribles barbares incultes, chinois sans doute, refusant la Vérité de Jésus. Ces gens qui refusent la vérité, cela me torture. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jeune Allemand mystique fait la navette entre Paris et Lyon trois à quatre fois chaque quarante-huit heures au volant d'un minibus, pour la Famille (Association pour l’Unification du Christianisme Mondial). &lt;br /&gt;Des jeunes du monde entier convertis à la venue du nouveau messie,               « Pionniers du nouvel âge ». Fraternité dopée par la lecture assidue de la Bible et des nouveaux textes révélés. Travail, chants, solidarité manipulée, fatigue, épuisement...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il paraît que le diable rôde continuellement. Le bus s'encastre dans le cul d'un camion, en pleine nuit, sur l'autoroute Lyon-Paris. Le choc écrase le véhicule, tue net le jeune Allemand et tranche les deux jambes et l'avant-bras du type assis à côté de lui. Flaques de sang. Sirène. Hélico. Huit jours à l'hôpital de Dijon pour trauma crânien, je respire, un peu. Je redescends de l’extase. Le diable guette, jour après jour, pour faire chuter. Satan a tué notre copain. Ambiance. Moonlight Devil forever.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-dun-lurgence-Jean-Yves-Huvey/dp/2748043359/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1259591969&amp;sr=1-1"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Extraits de "Journal d'un psy de l'Urgence" aux Editions Société des Ecrivains&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-5193196692900518591?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/5193196692900518591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/11/moonlight-devil-forever.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/5193196692900518591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/5193196692900518591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/11/moonlight-devil-forever.html' title='Moonlight Devil forever'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/SxOVI1EdnfI/AAAAAAAAABo/v4ReWIEJ4ac/s72-c/bien-mal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-3318249533304434309</id><published>2009-11-27T09:54:00.006+01:00</published><updated>2009-11-30T10:59:15.811+01:00</updated><title type='text'>Passages en enfer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sw-X9JlmClI/AAAAAAAAAA4/cT87KiN-cWg/s1600/enfant+battu.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 239px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sw-X9JlmClI/AAAAAAAAAA4/cT87KiN-cWg/s320/enfant+battu.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408708754296670802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pensionnat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peur des coups de mon père. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je falsifie mon carnet de notes. Le con de surgé le proclame à tous les internes réunis au restaurant. Effet de suspens du sadique. Un petit malin a falsifié son carnet... il est parmi vous... qu'il se lève... &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il finit par prononcer mon nom. La honte absolue, devant le regard clair de la fille dont je suis amoureux. Elle rit. Je n'ai jamais avoué, jamais. J'ai nié l'évidence, dur comme fer. Le réel n'a pas tous les droits. Je m'y suis opposé. Mais j'ai payé le prix fort pour ça. Les coups m'ont assommé la mémoire; je ne m’en souviens pas. Overdose d'angoisse, pied de nez au malheur. Je les ai vomis de mon âme. Je ne mens pas. Effacés, les fessées, les raclées au martinet, les coups de baguettes et autres règles sur les doigts. Je me suis supprimé. Ne me reste que l'humiliation. Au coin, à genoux, sur la règle carrée qui me mord les genoux. Je me suis tué, pour échapper à la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La directrice d’un magasin d’une grande chaine de vêtements à Agen est rouée de coups parce qu’elle tentait de faire un peu plus que son travail. Elle voulait intercepter de jeunes voleuses. Elle n'a pas pu esquiver, elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père parachutiste se lâche sur nous à son retour d'Algérie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui non plus n'a pu nier la sale guerre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mère se défend, il se rabat sur nous. Il tape dur, très dur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, la violence du coup m'expédie à l'autre bout de la pièce. Il m'assomme, ma tête cogne contre le mur, je reste K.O assis plusieurs minutes avec un œil au beurre noir. Motif : ma chambre n’est pas correctement rangée. Il y traîne d'autres petits soldats en métal, aux attitudes de tueurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma sœur et moi vivons ces séances de rangement de chambre comme des passages en enfer. Les coups et invectives pleuvent, les mots et les gestes frappent, le corps et le cœur, pour humilier, pour briser, pour anéantir toute résistance, sans pitié et sans retenue, comme pour ses hommes. Nous sommes tous les deux salis et incapables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Extraits de "Journal d'un psy de l'urgence"&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-3318249533304434309?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/3318249533304434309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/11/passages-en-enfer.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/3318249533304434309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/3318249533304434309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/11/passages-en-enfer.html' title='Passages en enfer'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sw-X9JlmClI/AAAAAAAAAA4/cT87KiN-cWg/s72-c/enfant+battu.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-2318190811067649391</id><published>2009-11-27T09:46:00.008+01:00</published><updated>2009-11-30T15:54:15.020+01:00</updated><title type='text'>L'humain, ça peut être saisissant.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sw-TVDW_0kI/AAAAAAAAAAw/c-qayXwOgsE/s1600/Gare+montparnasse.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sw-TVDW_0kI/AAAAAAAAAAw/c-qayXwOgsE/s320/Gare+montparnasse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408703667383554626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Une brasserie face à la gare Montparnasse, 9 heures du matin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre le Parisien. Juppé, l’animal sur-adapté à la réussite et au bonheur tombe. Pourtant, quel animal « surdoué du trafic urbain ».  &lt;br /&gt;Mon stylo glisse sur le papier…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Calais, rue de Fontenelle. Un type de vingt-cinq ans se pend dans sa chambre. Il a préféré en finir là, à l'abri de sa mansarde, prostré dans ce quelque chose de neuf mètres carrés comme un vague chez lui. Il était demandeur d'asile depuis cinq ans. Il a fini son voyage. Je rencontre l’équipe de travail, éprouvée par le décès de cet homme et considérant son travail comme un échec.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me chope les couilles, littéralement. Il me met la main au pantalon, n’importe quand, sans prévenir, pour vérifier si je suis un homme. Il le fait consciencieusement, avec insistance. C'est important, les testicules. L'essentiel d'une éducation s'y focalise. Il doit les manipuler à sa guise. Sinon, les coups pleuvent, pour rien, pour tout. Sans raison. Tout cela est au-delà de la raison. Un message, sans doute. J’ai peur, tout le temps. Je crains sa présence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Elle prend un couteau de cuisine effilé qu’elle avait apporté exprès, se taille les avant-bras, avale des médicaments. Seule dans son bureau, elle se sent partir. Angoisse. Elle appelle sa collègue du bureau d’à côté au secours. Les pompiers l'évacuent. Elle est toujours consciente. Trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mariée, deux grandes filles, elle en a plein le dos depuis des années… &lt;br /&gt;Douleurs lancinantes depuis des années. L’entreprise l'a mise doucement au placard. Elle est anéantie. La directrice des ressources humaines en est toute retournée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'humain, ça peut être saisissant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rencontre le mari, ailleurs, à Bordeaux après avoir raté l'avion du départ. Le mien. Nous devions nous y rejoindre. Je verrai toute l’équipe de l’agence. Passants hébétés et surpris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-dun-lurgence-Jean-Yves-Huvey/dp/2748043359/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1259591969&amp;sr=1-1"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Extrait de "Journal d'un psy de l'urgence" aux Editions Société des Écrivains &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-2318190811067649391?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/2318190811067649391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/11/lhumain-ca-peut-etre-saisissant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/2318190811067649391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/2318190811067649391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/11/lhumain-ca-peut-etre-saisissant.html' title='L&apos;humain, ça peut être saisissant.'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sw-TVDW_0kI/AAAAAAAAAAw/c-qayXwOgsE/s72-c/Gare+montparnasse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6247651315657958721.post-8852916716839619324</id><published>2009-11-22T23:15:00.002+01:00</published><updated>2009-11-27T10:26:40.844+01:00</updated><title type='text'>Un psy en entreprise</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sw-bSXlNn4I/AAAAAAAAABA/brybsyVaHCY/s1600/gestionpic.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 180px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sw-bSXlNn4I/AAAAAAAAABA/brybsyVaHCY/s320/gestionpic.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408712417365303170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Journal d'un psy de l'urgence &lt;/strong&gt;aux Editions Société des Ecrivains. (Amazon.fr)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces pages autobiographiques, Jean-Yves Huvey évoque le parcours l’ayant amené à devenir un professionnel de la relation d’aide. Sans illusion sur lui, avec une sincérité confondante, il évoque son enfance et le suicide de sa mère quand il avait 17 ans, véritable naufrage dans son existence, puis ses années d’errance à la recherche de raisons d’exister avant que les événements de la Vie l’amènent à s’engager... s’engager dans le syndicalisme d’abord puis dans les études en psychologie du travail au CNAM en lien direct avec la vie des salariés. Il sera un des pionniers de la prise en compte de la souffrance des salariés mettant en relief l’abandon des managers.&lt;br /&gt;À l’heure où la souffrance au travail commence à être reconnue, il décrit son quotidien, tout entier à l’écoute des autres, de ceux que notre société capitaliste manipule et parfois broie sans pitié ni humanité.&lt;br /&gt;Outre les interrogations sur notre devenir, ces pages délivrent un message d’espoir et de foi en l’Homme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6247651315657958721-8852916716839619324?l=journaldunpsydelurgence.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/feeds/8852916716839619324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/11/un-psy-en-entreprise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/8852916716839619324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6247651315657958721/posts/default/8852916716839619324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journaldunpsydelurgence.blogspot.com/2009/11/un-psy-en-entreprise.html' title='Un psy en entreprise'/><author><name>Journal d'un psy de l'urgence</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17087192932930479870</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Swm0oGqngNI/AAAAAAAAAAM/Qd0gmBjDmnA/S220/DSC_3850_2.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_slLxMtdU_3I/Sw-bSXlNn4I/AAAAAAAAABA/brybsyVaHCY/s72-c/gestionpic.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
