
Pauline est une femme qui a décidé d'amener sa mère dans une résidence sociale ou elle aura son petit studio de façon à ce qu'elle soit proche d’elle.
Dans cet appartement, elle n'est pas dans une geôle.
C'est une résidence rénovée tout ce qu'il y a de mieux.
Pauline qui a 4 enfants et un mari habite dans une H.L.M à côté, et comme elle ne peut pas loger sa mère, elle décide de la placer là.
Cette vieille dame s’installe dans ce ce lieu ouvert à la mixité sociale y demeurant depuis deux ans sans aucun problème.
Puis quelques jeunes arrivent, qui rentrent chez elle, la volent et la tuent. C'est un fait divers sordide repris par la presse locale, et chacun peut imaginer le sentiment de culpabilité de sa fille !
La Direction régionale nous demande de voir les salariés concernés par cette histoire et d'aller voir la fille de cette femme connue très appréciée.
J'ai donc rencontré cette femme et je peux dire que c'est un des débriefings les plus difficiles que j'aie eu à faire. Le chagrin de cette femme était colossal.
Une vallée de larmes dans mes bras.
Je l'ai rencontrée trois fois, parce que je revois les gens une seconde fois ou une troisième fois quand je sens que le travail à faire n'est pas fini.
C'est très subjectif, tout ça, ce que je développe chez mes psys, c'est leur indépendance au niveau de leur ressenti et la capacité d’improvisation due aux êtres et aux situations. C'est un métier où l’on donne beaucoup de soi-même.
Extrait de Journal d'un psy de l'urgence
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